Projet Elina, 2013 - 2015

« Dans l'idée d'exploration, il y a la notion d'inconnu, c'est ce paramètre aléatoire qui donne à une découverte son degré d'importance. »

                                                                                                                                                           Elina
2015, photographie de la sculpture en sel et eau, 300 cm de diamètre, Bolivie, © Guillaume Barth

Elina est une nouvelle planète découverte le 5  janvier 2015. Son nom hérité du Grec « Hélê », éclat du soleil et des symboles Li, lithium et Na sodium, sont les éléments qui la composent.

La sculpture hémisphère de 3 mètres de diamètre a été fabriqué à partir de briques de sel extraites du sol en utilisant les méthodes de constructions artisanales des indiens Ayamaras, dans le respect de leur territoire.

La construction de la sculpture débute le 15 décembre 2014.

La sculpture apparaît sous son volume planète le 5 janvier avec l'effet miroir de l'eau de pluie sur le désert

Ephémère, elle s’est dissoute en quelques jour dans l'élément eau qui l’a fait apparaître.

 

Le Salar de Uyuni est le plus grand désert de sel au monde situé à 3700 mètres d'altitude. Tout les ans avec le début de la saison des pluies une fine pellicule d'eau transforme ce paysage en un immense miroir naturel.

Un village d'indiens Ayamara au pied d'un volcan, le Salar de Uyuni.

Crédit photos François Klein.

Situé à 3700m d'altitude au nord du plus grand désert de sel au monde, 

Tahua est un petit village d'indiens Ayamaras où nous avons élu domicile de décembre 2014 à février 2015. 

Le sommet du volcan culmine à 5 321 m d'altitude. Selon les indiens, Le volcan Tunupa  représente une divinité féminine. Une légende raconte que celle-ci voulut donner du lait à son enfant. Le lait s'écoula dans un flot continu formant ainsi le désert de sel.

Aujourd'hui ce site est convoité par de puissantes multinationales. Le salar de Uyuni représente la plus grande réserve de lithium de la planète. Ce métal argenté est indispensable à la fabrication des produits de hautes technologies.

Le rituel de la pluie

La Costumbre, le rituel de la pluie.

Début janvier, à l'orée de la saison des pluies, les indiens se rassemblent à proximité de l'église du village. La bienveillance de la Pachamama, la terre mère est invoquée. L'eau est une denrée indispensable dans ces contrées arides

Le chamane prépare six fioles en terre cuite et les remplis avec des pigments colorés. 

Les participants s'échangent des feuilles de coca et des verres d'alcool.

Tout semble s'ordonner avec précision c'est le rituel de la pluie.

Un mouton est offert en sacrifice pendant la cérémonie.

Après l'avoir partagé, les indiens entament une procession à travers le village.

Au son du tambour et de la flûte la célébration durera trois jours et deux nuits.

Le projet-Elina 2013-2015 est une collaboration avec l'artiste Thomas Lasbouygues et le photographe François Klein. Il a été soutenu par l'Institut Français de Paris, la région Alsace, la ville de Strasbourg, le CEEAC et le SHADOK à Strasbourg, ainsi que l'ambassade de France en Bolivie.